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Il y a trop de petits éditeurs.
Ils encombrent les rayonnages des librairies. François Esmenard, P.D.G. d’Albin Michel
Depuis trois ans, Le nouvel Attila, « la revue qui met du sang dans son vin », exhume les auteurs en marge, pirates et mésestimés, tout en pointant les carences de l’édition et de la Librairie.
Dans le sillage des activités et des explorations menées jusqu’ici (et notamment le Prix Nocturne, qui récompense chaque année « un livre épuisé, d’inspiration insolite ou fantastique »), Attila a lancé au printemps 2007 une structure d’édition en parallèle à la revue.
Deux priorités :
- la réédition d’oeuvres iconoclastes, quels que soient le genre ou la renommée de l’auteur - la traduction d’oeuvres étrangères laissées en friche Dans la continuité de la revue, les éditions Attila accordent une place centrale à la maquette, aux matériaux et à la forme du livre, tout en maintenant l’esprit proprement « attilesque » – ludique, inventif, pamphlétaire. Nous proposons des livres différents : sur le fond, sur la forme, et dans le rapport du texte à l’image.
Loin du profit immédiat, du clinquant de la « merdonité », des cosmétiques proses fast-food et du Roi Marketing, Attila défend une histoire non médiatique de la littérature : il nous paraît plus urgent de faire lire Roussel que Rousseau, Léon Cladel que Paul Claudel, Léon Groc que Julien Gracq, et Gustave le Rouge que Maurice Leblanc. Notre programme : les écrivains « morts et futurs », bombes textuelles increvables destinées à hanter vos jours et vos nuits. A raison de six livres par an, tous illustrés, nous voulons continuer à creuser, explorer, débusquer les pépites passées entre les mailles, pourtant serrées, du filet éditorial. Rétablir des généalogies secrètes entre nos auteurs de prédilection ; exhumer des courants entiers confinés dans les Enfers de la littérature ; subvertir les hiérarchies établies. Sachant que les meilleurs livres sont toujours ceux qui nous restent à découvrir, nous appelons à la mobilisation générale des curieux et des « amoureux des livres ». Les lecteurs d’Attila lisent, ou pourront lire, des mauvaises herbes telles que...
– Jose de Almada-Negreiros
– Sherwood Anderson – Guillaume d’Aquitaine – Roberto Arlt – Adolfo Bioy Casares – Gaston Criel – Fred Deux – Gilbert Dupé – Jean Duperray – Fantômas, Zigomar & consorts – Maurice Fourré – Jean Galmot – E. von Gegenbach – James Hanley – Hélinant de Froidmont – Fritz von Herzmanovsky-Orlando – Ludwig Hohl – Anna Kavan – Nikos Kavvadias – Guy Levis-Mano
– Pierre Mac Orlan
– Frederic Marryat – Francis de Miomandre – Joseph-Antoine Nau – Théophile O’Neddy – Charles Louis-Philippe – J.C. & T.F. Powys – Tristan Rémy – Restif de la Bretonne – André de Richaud – Jean-Paul Richter – Raymond Roussel et Jean Ferry – André Salmon – Paul Scheerbart – Upton Sinclair – Jacques Sternberg – Laurent Tailhade – B. Traven – Pierre Véry – Thornton Wilder...
Au menu des prochains mois : Le Tigre mondain, de Jean Ferry ; Mon voyage au Paradis, d’Emmanuel Kant ; Invention des autres jours, de Jean-Daniel Dupuy ; Neige, d’Anna Kavan ; Noces rouges, de Ramon Sender ; Le Pacha aux mille et une queues, de Frederic Marryat...
Et des inédits de Stephen Crane, James Hanley, Ludwig Hohl, Traven, Lope de Vega...
Dessinateurs complices : David B., Noémie Barsolle, Blanquet, Anne Careil, Dégé, Sophie Dutertre, Quentin Faucompré, Olivier O. Olivier, Sardon, Anne van der Linden... Pour soutenir l’entreprise de salut public initiée par Attila, souscrivez :
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