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« Non, non et non ! Nous n’en voulons plus de ces adulations de commande ! Nous sommes las d’entendre toujours les mêmes noms, de lire les mêmes couplets extasiés, las enfin de ces bénisseurs qui, comme si on leur avait fait le mot, s’en vont partout nasillonner les mêmes los à l’intention des mêmes pontifes ou autres enfroqués ! Toujours les mêmes et interchangeables têtes d’affiche ! Toujours Barthes, Echenoz, Semprun et Darrieussecq, Simenon ou Bukowski, Ellroy ou Jaccottet ! Quel sempiternel ressassage ! Quel avachissement de l’imagination ! Quel manque d’originalité ! Quelle routine ! »

De ces quelques lignes dérobées à Raymond Guérin (1905-1955), on ne déduira pas la trajectoire abrasive d’Attila, juste la volonté de bouleverser le pré carré des feuilles de chou littéraires. Destiné aux curieux, érudits, Pangloss, dilettantes et autres chevaliers de la presse libre, Le nouvel Attila est voué à l’exploration et à la réhabilitation des auteurs maudits, mineurs, pirates, oubliés ou mésestimés. Toute une Atlantide livresque qui de Roussel à Mirbeau, d’Upton Sinclair à Charles-Louis Philippe, de Traven à Brisset ou à Fantômas, hante les souterrains de l’édition : tous les « maudits supérieurs » (Gaston Leroux) et les « cocus magnifiques » (Crommelynck) qui n’ont pas l’habitude des Unes ou des « premier-Paris ».

Attila défriche, déflore et transplante, avec passion, pour l’ironie de l’histoire. Un objectif : trouver d’autres manières de parler des livres, se battre au nom d’un avant, d’un ailleurs et d’un autrement. Rééditions, premières traductions et exhumations diverses : quoique nécrophile, Attila s’autorise aussi à faire boxer les vivants, sur le mode créatique et récréatique, de l’invention ou de la rencontre entre classiques improbables et littérature d’aujourd’hui.

Attila aime jouer et déjouer : confronter les genres, les styles, les siècles et les écoles. Notre horizon : subvertir les hiérarchies littéraires établies et renvoyer le tribunal de la Sainte-Critique à ses valeurs, son confort et ses commémorations. Nous n’attendons pas qu’ils baissent leur Panthéon du jour au lendemain. Mais progressivement, sous les coups de boutoir répétés, insidieux, revendiqués du Nouvel Attila.

 

Le nouvel Attila est imprimé à 1500 exemplaires, et fait 24 pages. Il se compose de quatre parties :
critique (actualité éditoriale : les sorties et les rééditions, les premières traductions, les exhumations en tous genres),
créatique (atelier de création, feuilletons, nouvelles, bribes et synopsis de romans),
cryptique (études littéraires)
&
trafic (partie magazine : portraits, interviews, textes d’auteurs)

Le nouvel Attila, 127 avenue Parmentier, 75011 Paris

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