Prix Nocturne
    

- 2008 -


Fondé en 1962 par Roland Stragliati, de la revue Fiction, pour récompenser « un ouvrage oublié, d’inspiration insolite ou fantastique », le prix Nocturne a été remis trois fois : à Léo Perutz en 1962 (pour Le Marquis de Bolibar (1)), Bruno Schulz en 1963 (pour Le Traité des mannequins) et Hugues Rebell en 1966 (Les Nuits chaudes du Cap français). Le jury était une sorte de société secrète, remettant son prix dans les circonstances les plus mystérieuses. On murmure cependant que Jean Ray, Jean Paulhan ou Roger Caillois n'y étaient pas étrangers (1).

Dégé
Guillaume Dégé

Traducteur (notamment de l’italien), préfacier, anthologiste, Stragliati était le maître d’oeuvre de grandes anthologies de la SF et du Fantastique.

Quarante ans après la dernière proclamation du prix Nocturne, Attila le ressuscite. Chaque année, au mois de novembre, enterrant la saison des prix, un septuor de conjurés triés sur le volet choisit parmi sept " soleils noirs de la littérature ", épuisés depuis belle lurette, un livre remarquable par son style, l'originalité de sa conception, et l'oubli dans lequel a sombré son auteur.
Destinés à hanter vos jours et vos nuits, les titres proposés méritent tous d’être réédités. Le lauréat du prix 2006, Gog, de Giovanni Papini, a été réédité ce printemps à l’enseigne des éditions Attila.

Les écrivains " Nocturne " appartiennent à une histoire parallèle, clandestine et pirate de la littérature, dont l’influence n'est pas moindre que celle des auteurs scolaires et des " classiques " archirebattus...

(1) Voici ce que la NRF écrivait en août 1962, à propos du premier lauréat : " Si par le cheminement silencieux de cette œuvre, le mystérieux fantôme de Léo Perutz a décidé de venir hanter la littérature et de faire découvrir en lui une sorte de Borges inconnu, il est bien capable d'y parvenir. Le Marquis de Bolibar devrait aisément trouer l'oubli et le temps. "


Les sept titres en lice pour le Prix Nocturne 2008 sont :

Roger Blondel, Oh ! Oh ! (Lattès, 1974)
Miodrag Bulatovic, Le Coq rouge (Seuil, 1965)
Hanns Heinz Ewers, L’Araignée (Marabout, 1969)
Guillaume Loubet, L’Hydre (Seuil, 1959)
Jacques Spitz, L’oeil du purgatoire (Nouvelle France, 1945)
Claude Silve, Un jardin vers l’Est (Grasset, 1938)
Pierre Véry, Pont-égaré (Gallimard, 1929)

Tous les efforts du Nouvel Attila tendront à la réédition du livre couronné, par ses soins ou ceux d'éditeurs amis.


Ce site est réalisé par Charlotte