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Revue de Presse
Télérama, 14 juin 2008
Par Martine Laval
Airmole Blog, 23 mai 2008
Par Cyrille
Lorsque les éditions de Monsieur Toussaint Louverture publient un livre, ça n’est pas de la gnognotte.
Imaginez ce que ça peut être lorsque Benoît Virot des éditions Attila est invité à la direction de l’entreprise...
Derrière les lampions, à gauche, juste après les dromadaires, 04 avril2008
Dans le Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Voilà une jeune, singulière, et jubilatoire maison d’édition. Les livres sont soignés, précieux et accessibles, aussi il ne faut pas ne pas les découvrir...
Il est possible de commencer la découverte et la lecture par un collectif, Perdus / Trouvés, Anthologie de littérature oubliée, dirigé par Benoît Virot qui anime la salutaire revue Le nouvel Attila, la revue qui met du sang dans son vin....
« Tout le monde se fout des auteurs oubliés. Sinon ils ne serait pas oubliés ».
C’est sur ce constat un brin provocateur que la jeune et iconoclaste maison d’édition Monsieur Toussaint Louverture ouvre le bal des dédaignés, à défauts des débutants. Benoît Virot, fondateur de la revue et de la maison d’édition ATTILA est l’« éditeur invité » de ce livre soigné qui séduit d’emblée le lecteur par ses qualités graphiques et sa belle allure bibliophilique. En chef d’orchestre littéraire, l’éditeur inspiré a dû puiser dans sa bibliothèque et celle des autres pour exhumer de vieilles plumes, certes, mais d’une étonnante acuité littéraire. Si les noms de Adolfo Bioy Casares, Hans H. Ewers – auteur de l’effrayant La Mandragore – Noël Calef, Loïs Masson ou Marc Agapit disent encore « quelque chose » aux lettrés et aux lecteurs exigeants, qu’en est-il d’André Baillon, de Pierre Humbourg ou de Clark Ashton Smith ? Ce qu’aime par-dessus tout Benoît Virot, ce sont les maudits et les oubliés – c’est ici son credo - , les « soleils noirs » ou les « tricards » de la littérature. Alors pour nous les faire découvrir, il ne ménage ni ses efforts ni sa curiosité. L’éditeur justifie ces choix, peste contre les ignorants et clame haut que les écrivains dont il dit du bien, il les a lus !
Les auteurs présentés, ici et ainsi, sont pour la plupart inédits en France, épuisés en librairie, et même réellement bannis de la mémoire collective. Aussi pour inviter le lecteur à faire de véritables découvertes, Benoît Virot a pris soin de convoquer d’autres jolies plumes – Hubert Haddad, Guy Darol ou François Rivière pour ne citer qu’eux – afin qu’ils présentent les nouveaux re-venus. Portraits alertes et bibliographie complètent ainsi les textes rares.
On l’aura deviné, Benoît Virot est un passeur littéraire qui a su faire d’un seul livre une bibliothèque en devenir et de qualité.
Perdus/Trouvés, 10 mars 2008
Par le lièvre de mars
Quand les belles éditions toulousaines Monsieur Toussaint Louverture, spécialisées dans la publication de ce genre subtil qu’est la nouvelle, rencontrent l’un des animateurs de la revue Le Nouvel Attila qui, depuis sept numéros, n’a de cesse que de faire revenir au grand jour des auteurs et des œuvres méconnues, oubliées, délaissées, marginales, cela donne un très beau volume dont on remarque tout d’abord le grand soin apporté à la finition – on a à faire, c’est visible, à des amoureux du livre. Et puis il y a, surtout, le contenu : plus d’une vingtaine de nouvelles, pour la plupart introuvables depuis longtemps, chacune accompagnée d’une présentation de son auteur, font découvrir au lecteur des écrivains qu’il serait urgent de (re)lire, et les multiples possibilités d’écriture que fournit la nouvelle lorsqu’elle est, comme ici, si joliment maîtrisée. Les concepteurs de cette « anthologie de la littérature oubliée » ne sont pas seulement des amoureux du livre ; ce sont également des amoureux des textes.
« Nouvelles du purgatoire », par Didier Garcia
Le Matricule des Anges, février 2008
« Présumé coupable », lundi 14 janvier 2008
Les lectures buissonnières de Martine Laval
D’un livre à l’autre, d’un auteur à l’autre, il y a des accordailles (mignon le mot, non ?), des filiations qui ne sont pas plagiat. Question d’humeur, de sensibilité, de hasard ? (mais non ! il n’y a pas de hasard). Ces jours-ci, je suis accrochée à un gros livre (tout bleu), étrange, forcément étrange, puisqu’il s’agit d’une « anthologie de littérature oubliée ». Son titre : Perdus / Trouvés. On y lit en 4è de couverture : « Une épique publication de Monsieur Toussaint Louverture. 25 euros, merci beaucoup. »
Quitte à faire dans l’outrance, et même à vous barber, je reparlerai de ce recueil « épique » de nouvelles. Mais revenons à nos moutons, les accordailles. Je lis « Lettre à mon vieux ». L’auteur m’est inconnu (bien entendu) : Hans Fallada (1893-1947). Première ligne : « Non, monsieur le juge, pour sûr je n’ai pas fauché son vélo… » Ma mémoire (vive !) se met à ronronner. Flash-back. Je liste quelques nouvelles ou romans dont le narrateur s’adresse directement à « monsieur le juge », en une sorte de confession libre, sinon libertaire : Lettre à mon juge (Georges Simenon, 1947). La vie de ma mère ! (Thierry Jonquet, 1994) ; Mail à mon juge (Alessandro Perissinotto, 2008), et puis ce petit dernier, Hans Fallada, qui, en fait, est le premier (texte écrit en 1944). Certains des narrateurs ne sont pas présumés innocents, ou pas vraiment... Faut mener l’enquête (lire !)
Et les auteurs ? coupables ou non coupables ? Quelle sentence pour ces fauteurs de troubles littéraires ?
Coupables ! monsieur le juge ! coupables ! je le jure sur mon blog. Ce qu’ils ont écrit là, c’est de l’irrévocable.
L’adage du jour : lire (+) pour saisir (+) les oubliés
Bien à tous (sauf les bandits & cie)
Martine Laval
Guy Darol agitateur-Conseil, vendredi 28 décembre 2007
PERDUS/TROUVES
De Pierre Humbourg à Paul Scheerbart, l'Anthologie de la littérature oubliée concoctée par Benoît Virot réunit des pages rares d'écrivains connus mais oubliés (Sherwood Anderson, Adolfo Bioy Casares, Loys Masson ...), oubliés mais connus en leur temps (Ring W. Lardner, Gaston de Pawlowski, Henri Avelot ...), toujours exceptionnels, tant même que certains (Israël Zangwill) ont introduit en nos langues véhiculaires des formules définitives. Nous n'en dirons pas plus. Car voici un ouvrage lentement composé, soigneusement imprimé et formant des clartés (là où d'obscurs succès prétendent à l'illumination), qui ne demande qu'à être lu sans trop de commentaire en lard. Je ne suis pas mécontent d'y avoir mis en escarboucle l'auteur de La Comtesse tatouée dont on découvrira ici (à plaisir, assurément) Les Mystères rouges de l'hôtel Fornax. "Une épique publication de Monsieur Toussaint Louverture. 25 euros, merci beaucoup".
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